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La conquête de la mixité !

L’originalité du Rotary tient largement au système des classifications, grâce auquel des expériences, des talents et des réseaux complémentaires ...
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La conquête de la mixité !

L’originalité du Rotary tient largement au système des classifications, grâce auquel des expériences, des talents et des réseaux complémentaires apportent aux membres un intérêt plus grand à se retrouver régulièrement et donnent une meilleure efficacité à leurs actions pour les autres. Je n’ai cessé d’insister sur ce point. Cette enquête sur le profil rotarien ne serait pas complète sans aborder la question de la mixité. La complémentarité des hommes et des femmes au sein du Rotary rejoint celle des différentes classifications professionnelles. Lors de mes visites dans les clubs, j’ai souvent orienté la discussion sur la mixité, avec la curiosité du juge qui veut comprendre. Les réponses furent toujours intéressantes. La réalité est plus nuancée qu’on ne pourrait le penser. De plus, le sujet reste sensible et important pour la vie des clubs. Il est donc nécessaire d’y réfléchir le plus objectivement possible, en se plaçant au-dessus de la mêlée. Ce mois-ci, on verra comment s’est déroulée et pourquoi fut gagnée la bataille décisive pour la mixité au sein du Rotary. La mixité vieille comme le monde La mixité est une vieille histoire. En créant le monde des humains, bien avant la fondation du Rotary, Dieu a voulu qu’il soit mixte. « Homme et femme, il les créa » (Gn 1, 27). A Adam et Eve, il insuffla l’esprit en parts égales. Leurs destins furent immédiatement solidaires. Chassés ensemble du jardin d’Eden, pour une malheureuse affaire de pomme, ils durent désormais gagner leur vie à la sueur de leur front. Leurs descendants embrassèrent les professions préhistoriques qui convenaient le mieux à leurs compétences, les hommes à la chasse et les femmes à la cueillette, selon la théorie classique de la division sexuelle du travail chez nos ancêtres chasseurs-cueilleurs. Si un club Rotary avait existé au néolithique, ses deux principales classifications, chasseur et cueilleur, auraient exigé de lui d’être mixte. Mais un beau jour, les hommes éliminèrent les femmes des champs et les reléguèrent dans leurs huttes, hors de l’espace public. La mixité professionnelle était compromise. Que s’était-il donc passé ? L’historien Fernand Braudel en a vu la cause dans l’invention de la charrue à Sumer en Mésopotamie, au Vème millénaire avant notre ère. Ce nouvel outil exigeant de la force, l’agriculture, en plus de la chasse, devint à son tour l’apanage des hommes. Cette hypothèse serait confirmée par de récentes recherches sur le statut de la femme dans les sociétés primitives (Stéphane Garelli, « Etes-vous un tigre, un chat ou un dinosaure », p. 61). Ainsi, à cause d’un progrès technique, la structure sociale est devenue masculine. Si le Rotary avait existé à l’époque, il n’aurait plus pu être mixte. Ce nouvel ordre des choses a dominé le monde durant des millénaires. Il y a encore quelques dizaines d’années, chacun tenait sa place dans une société bien structurée, les hommes d’un côté, les femmes de l’autre, par exemple à l’école et à l’église. Le leadership professionnel était surtout masculin et les éventuelles exceptions ne compromettaient pas l’ordre établi. Dès lors, puisque le Rotary réunit des leaders professionnels, cette prééminence masculine a logiquement imprégné le Rotary de 1905. En effet, par un effet de miroir, la mixité rotarienne dépend de la diversité professionnelle. Le Kiwanis fondé en 1915 et les Lions en 1917 étaient, eux aussi, réservés aux hommes, pour les mêmes raisons. Ce n’était pas là du machisme, preuve en soit que Paul Harris associa étroitement sa chère femme Jean à l’expansion du Rotary. Ce n’était pas non plus une injustice, mais une répartition des rôles qui allait de soi. De leur côté, les femmes n’étaient pas inactives. A la même époque, elles se dévouaient également pour la communauté, d’autant plus qu’à cause de la Grande Guerre, elles avaient dû remplacer les hommes absents ou disparus. Respectant cependant, elles aussi, la séparation des sexes, elles fondèrent leurs propres clubs service : Altrusa en 1917, Quota et Zonta en 1919, Soroptimistes et Pilot en 1921, Inner Wheel en 1924, etc.. Tous ces clubs étaient exclusivement féminins. Ainsi, chacun d’un côté de la frontière des sexes, hommes et femmes avaient leurs mondes parallèles. La mixité subsistait, non pas au sein des clubs eux-mêmes, mais par la coexistence de clubs réservés à chaque sexe. Ainsi, chacun était à sa place et ne lorgnait pas chez l’autre. La paix régnait. Le réveil des amazones Les temps ont changé. Déjà dans l’Antiquité, les Amazones narguaient la division des sexes en combattant comme des hommes. Ces guerrières mythiques n’étaient pas mixtes, bien au contraire. Elles transgressaient pourtant la barrière des sexes en prenant le métier très masculin des armes. Venus marchait sur les platebandes de Mars. Le militantisme féministe moderne a repris ce combat, avec le même projet d’envahir le domaine des mâles. Rien de plus logique, puisque les femmes sont désormais capables de manier les charrues motorisées d’aujourd’hui et tous leurs avatars. Toujours plus engagées dans le monde professionnel, elles sont devenues autonomes. Dès lors, préférant la notion de genre à celle de sexe, elles ressentent la distinction des hommes et des femmes comme une injustice. La complémentarité leur est apparue humiliante. Peu à peu, il est devenu politiquement correct d’admettre que la femme est, elle aussi, un homme comme un autre. Rien d’étonnant donc à ce que les clubs masculins fondés sur une base professionnelle, comme le Rotary, se soient trouvés face à un nouveau défi. Les femmes occupant toutes les classifications, elles avaient de bonnes raisons de frapper à la porte des clubs et, de leur côté, certains Rotariens désiraient accueillir des collègues estimées. Dès le milieu du siècle, l’exclusion des femmes va être contestée toujours davantage. De 1950 à 1986, le Council of legislation (COL) fut régulièrement invité à admettre les femmes au Rotary. De 1973 à 1986, le Kiwanis fit l’objet de démarches semblables. Mais les portes étaient bien gardées et ces attaques furent toutes repoussées, les dernières fois de justesse. Cependant, pour ne pas laisser les femmes à la rue, on les logea dans une annexe. Le Rotary avait déjà l’Inner Wheel depuis 1923. Sur le même modèle, les Lions fondèrent les Lioness Woman’s Clubs en 1975 et le Kiwanis les clubs de Kiwaniennes en 1984. Cette tactique diminuait la pression migratoire des Amazones sans leur ouvrir entièrement les frontières. Ce ne fut qu’un sursis. L’assaut décisif contre le Rotary fut donné en 1977. Le 1er juin 1977, le Rotary club de Duarte, situé dans la banlieue est de Los Angeles, lança une action originale pour fêter son 25ème anniversaire. Optant pour la tactique du fait accompli, il admit en son sein trois Amazones, Donna Bogart, Mary Lou Elliott et Rosemary Freitag, en violation délibérée des règles en vigueur. Le Rotary International n’apprécia pas l’irruption dans ses murs de ce cheval de Troyes chargé de trois guerrières dans ses flancs. En mars 1978, après de vaines palabres, Evanston retira sa charte à ce traître. Les juges en renfort Privé du soleil rotarien, le club de Duarte porta l’affaire en justice. La Cour de l’Etat de Californie lui donna tort en 1983, mais il ne capitula pas et fit appel. En 1986, coup de théâtre, la Cour d’appel de Californie vit une discrimination dans le refus des femmes au Rotary. Le Rotary International déféra la cause à la Cour suprême des Etats-Unis. Mais, par jugement du 4 mai 1987, celle-ci confirma la décision de la Cour d’appel. La forteresse masculine du Rotary s’écroulait. La motivation des juges américains est très instructive sur l’image que donne le Rotary. Ils avaient à choisir entre la liberté d’association du Rotary, garantie par le 1er Amendement de la Constitution américaine, et l’interdiction de toute discrimination sexuelle par le Unruh Civil Rights Act en droit californien. Cette interdiction ne visait que les établissements commerciaux (business establishment). En raison de sa structure complexe, de son nombreux personnel, de son important budget, du vaste rayonnement de ses activités et de son extension constante, le Rotary parut aux yeux des juges comme un réseau d’affaires, donc comme un établissement commercial au sens de la loi. Selon eux, un certain affairisme entrait en bonne part dans la motivation des membres à rejoindre un club pour y bénéficier d’avantages économiques. La dimension professionnelle et le système des classifications du Rotary leur parurent plus déterminants que la convivialité entre personnes privées et le service à la collectivité. Ainsi, les juges protégèrent le droit des femmes à bénéficier des mêmes avantages. Loin de lui nuire, l’admission des femmes permettait même au Rotary d’élargir son recrutement et sa représentativité des leaders professionnels. Une autre Amazone intrépide attaqua le Kiwanis à la même époque. En juin 1984, le club kiwanien de Ridgewood, situé dans la banlieue sud de New York, fit un coup de force en admettant comme membre Julie Fletcher, en violation tout aussi délibérée des règles du Kiwanis International. Dans ce cas également, l’affaire finit devant la justice. Le 6 février 1986, le juge fédéral H. Lee Sarokin ouvrit aux femmes l’accès aux clubs Kiwanis du New Jersey, après une pesée d’intérêts analogue à celle des juges californiens. La forteresse du Kiwanis était touchée à son tour. Le Kiwanis International renonça au combat et adapta aussitôt ses règles lors de sa Convention de 1987. La même année, le Lions Club International obtempéra également, sans attendre un procès en justice. En cette année 1987, le front masculin fut enfoncé à trois endroits, la muraille du refus fut éventrée et la conquête de la mixité fut gagnée. L’invasion des Amazones pouvait commencer. On verra le mois prochain que cette invasion va apporter beaucoup de bienfaits au Rotary, mais que ce ne sera pourtant pas si simple. (à suivre) DG Yves Tabin Découvrez la lettre du Gouverneur... Avril 2016 Dossier spécial Connaissez-vous Inner Wheel ? Musique solidaire - Verbier 20 mars 2016 La Fondation mine-ex, fête des 20 ans Oliver Schaffner Action Bus du RC Echallens : une magnifique visibilité !
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