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Le club dans son biotope

Les clubs sont les familles du Rotary. Réfléchir sur le Rotary, comme nous nous proposons de le faire chaque mois, c’est d’abord nous intéresser à ...
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Le club dans son biotope

Les clubs sont les familles du Rotary. Réfléchir sur le Rotary, comme nous nous proposons de le faire chaque mois, c’est d’abord nous intéresser à ces cellules de base de notre mouvement. Le mois dernier, nous avons vu l’importance du lieu pour un club. Certes, la conception territoriale stricte fut abandonnée par le Rotary en 2001 à cause de la fluidité du monde actuel. Cependant, sauf l’insolite exception des e-clubs, le club Rotary doit avoir ses racines quelque part dans la nature, ne serait-ce que pour des raisons pratiques. Pour planter un jardin, il faut un sol. Un ancrage dans l’espace ne suffit cependant pas à un club Rotary. Selon Aristote, grand précurseur de la pensée rotarienne, paître dans un même lieu suffit à la sociabilité des bestiaux, mais pas aux êtres humains, qui mettent en commun discussions et pensées (Ethique à Nicomaque, IX, 9). Même si les Rotariens aiment à se retrouver au lunch de leur club autour d’une bonne salade, le club Rotary est davantage qu’un gras pâturage. On y discute, on échange des avis, on rigole, on lance des actions, on refait le monde. La rencontre humaine ne se limite pas à la proximité des corps assis autour d’une table, elle est avant tout une complicité des esprits. Cependant, sans un lieu de rencontre, la sauce ne prendrait pas si bien entre nous, qui ne sommes pas des esprits purs. Je voudrais réfléchir avec vous à cette combinaison du lieu et de l’esprit. Comment le lieu du club est-il un biotope, c’est-à-dire un milieu de vie ? Le milieu de vie Comme on l’a vu, le Rotary utilise la notion de « localité et ses environs » (locality or surrounding area) pour localiser un club (art. 5 § 2a SRI). Cette notion a une signification plus humaine que spatiale. « La localité peut être n’importe quelle zone (area) où se trouve un nombre suffisant de professionnels activement engagés dans le service à la société, dont les lieux de travail ou de résidence sont assez contigus pour leur permettre de constituer un club » (3.020 RCP). La localité d’un club se détermine d’abord par ses habitants, et non par le territoire. De plus, ces habitants doivent à la fois avoir une fibre altruiste et être assez proches les uns des autres pour pouvoir collaborer. En d’autres termes, ils doivent être des animaux grégaires d’une nature légèrement supérieure à celle de la vache broutant dans son pré. Est-on bien avancé avec cette recommandation de proximité ? Où s’arrêtent les environs d’une localité ? Comment agencer des localités voisines, qui sont chacune les environs d’une autre ? La question se pose par exemple pour le Plateau suisse. Quand on le survole, on ne voit pas de frontières claires entre les bourgades éparpillées parmi les collines et les prairies. Au contraire, on a l’impression d’un habitat quasi continu qui s’espace et se resserre sans jamais s’interrompre vraiment, structuré par la trame serrée du réseau routier, parmi les nombreux châteaux et clochers parsemés de-ci de-là. C’est l’exigence d’un milieu de vie humain qui éclaire cette notion floue de « localité et ses environs ». Le fondement du Rotary, on le sait, ce sont des professions diverses qui collaborent. Pour cela il faut qu’elles s’exercent dans un espace plus ou moins concentré. Mais le seul voisinage ne suffit pas, car on peut être voisin et n’avoir rien en commun. Ce partage et cette collaboration doivent reposer sur une communauté culturelle plus profonde. Il faut avoir des références communes, un esprit commun, sans lesquels la collaboration risque d’échouer. Ceci nous amène à la notion de région. La dimension régionale Si on excepte son acception administrative, qui ne nous intéresse pas ici, la région est un espace dont l'étendue est déterminée, non par une surface quantitative, mais par des éléments qualitatifs. Ces qualités sont géographiques : relief, climat, végétation, accès, ou humaines : économie, histoire, ethnologie, traditions, culture, le plus souvent combinées entre elles. Montesquieu a consacré de nombreux chapitres de l’Esprit des lois à l’influence de tels facteurs sur les sociétés humaines. La langue et la religion ne jouent à mon avis qu’un rôle secondaire, en raison du caractère privé et du brassage de ces composantes personnelles. En revanche, les éléments objectifs qui façonnent la vie communautaire déterminent fortement l’ambiance d’une région. Ainsi comprise, la région est le biotope naturel d’un club Rotary, puisque, par vocation, ce dernier est lié à la vie de la collectivité (art. 4 SRI). L’étendue d’une région n’est pas figée par des frontières fixes, comme l’est le territoire d’une communauté politique. Ses limites sont souples et l’on passe insensiblement d’une région à l’autre, avec des zones de transition. Par exemple, la région de Nyon fait plutôt partie du Grand Genève par l’économie et de la Côte vaudoise par la culture. De telles questions se posent pour découper correctement des secteurs à l’intérieur d’un district, en respectant autant que possible les affinités. De plus, puisque les districts du Rotary ont conservé la notion de territoire strict (15.010 RIRI), une même région peut être traversée par une frontière interdistrict tout en gardant son unité. Ainsi, la même région genevoise comprend la ville suisse et la zone frontalière française, qui appartiennent à des districts différents. Du côté de l’extension, la région et l’esprit régional sont une poupée russe. Des mégas régions englobent plusieurs sous-régions, et des microrégions s’emboîtent dans les premières. Ainsi peut-on considérer tout l’Oberland bernois comme la région de Berne, ou au contraire faire de Gerzensee une localité en soi, avec son guichet postal, dont la région se limite au Gürbetal. Tout est question de mesure. Si la région est trop vaste, l’intensité des relations entre les Rotariens s’affaiblit ; si elle est étriquée, l’ouverture et la variété des contacts en pâtissent. La région est une communauté de destin dont les habitants partagent une vie commune avant d’être membres d’un club Rotary. Il faut que la région qui héberge un club corresponde à une réalité humaine aussi riche et homogène que possible. C’est subtil, comme tout ce qui est qualitatif, mais c’est une condition importante pour la viabilité d’un club, son insertion dans le tissu social et son rayonnement. Quelques applications Il est intéressant d’examiner notre district sous cette lumière. La dimension régionale est manifeste pour les clubs citadins, puisqu’une ville a nécessairement le même conditionnement géographique et une culture relativement homogène malgré ses différents esprits de quartier. La présence de plusieurs clubs dans la même région urbaine, ainsi à Genève, Berne, Lausanne et Fribourg, n’est pas un souci tant que le bassin de population est suffisant pour assurer l’effectif des membres. La région étant une réalité qualitative, la multiplication des clubs ne la divise pas. La ville de Genève ajoute la particularité de partager sa région économique et culturelle entre plusieurs districts, mais, précisément à cause de la dimension régionale, il existe des contacts et des actions interclubs par-dessus la frontière interdistrict. La notion de région est importante pour réunir dans un club régional une pluralité de petites localités voisines. Ainsi, le club de La Sarraz-Milieu-du-Monde regroupe les localités de La Sarraz, Cossonay, Chavornay, Orbe, Vallorbe, et celui du Jorat celles d’Oron, Savigny, Mézières, Servion. Dans les deux cas, l’unité est celle d’une région qui regroupe ces localités voisines et leurs environs. Cette dimension régionale est encore plus marquée avec le club de Payerne-La Broye, dont l’aire enjambe les frontières cantonales et confessionnelles et corrige ainsi les caprices de l’histoire. De même, les clubs bilingues de Gstaad-Saanenland et de Biel-Bienne sont le ciment de communautés linguistiques occupant la même région. Il existe d’autres cas de combinaisons de localités dans un seul club, par exemple celui des Rangiers, à cheval sur le col reliant Delémont à Porrentruy, ou celui de Brigue qui inclut la ville de Viège toute proche. Le club de Montreux-Vevey est, lui aussi, très significatif. Il repose sur deux villes complémentaires appartenant à une même région : « Montreux la joueuse » et « Vevey la laborieuse », l’une touristique et l’autre industrielle. Chacune de ces deux localités aurait pu ouvrir son propre club, mais l’unité de la région a prévalu aux yeux des fondateurs de 1928. Ce choix initial s’est révélé durablement judicieux. Lorsqu’en 1980 on décida de dédoubler ce club, au lieu d’un partage vertical de la région entre ses deux pôles, qui aurait pu se justifier, on a préféré un partage horizontal laissant intacte l’unité régionale. Ainsi le club Vevey-Montreux-Riviera, puis plus tard le club Léman Riviera, forment des strates superposées dans la même région interville. La région du Chablais présente une situation voisine. Deux clubs furent créés à Aigle et Monthey, de part et d’autre de la frontière cantonale, chacun dans sa sous-région. Mais, les dédoublant l’un et l’autre, le club Chablais.ch s’est inséré dans la région entière. Cette petite revue des clubs de notre district montre à la fois la grande variété des situations et l’importance de la communauté régionale. On voit comment la réalité des régions a configuré peu à peu notre district. Le Rotary dépend de la cohésion et de la vitalité de son substrat humain. (à suivre)   DG Yves Tabin Découvrez la lettre du Gouverneur... Janvier 2016 Dossier spécial Remise de charte au Rotaract Fribourg Music for life - Tous ensemble pour un monde meilleur Conférence présidentielle Cannes 2016 DGN Christian Colquhoun    
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